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Le scénario est relativement simple : Jie (Jet Li) se rend aux Etats-Unis pour rendre visite à son maître mais doit faire face aux gangsters qui le persécutent constamment et saccagent entre autres son magasin. Notre héros se retrouve à son tour agressé et volé par une bande de délinquants dès qu'il arrive en ville, et à la suite d'une course et d'un combat, ceux-ci, fortement impressionnés, se mettent à le suivre à la trace : ils le veulent désespérément comme maître… A la fin du film, il aura à combattre les odieux persécuteurs de son maître qui sont sous les ordres du dirigeant hostile d'une école d'arts martiaux américaine… Le
ton du film est de toute évidence léger, et souvent drôle. Notre héros
ne parle pas anglais, il communique par signes avec ses " disciples
" qui ont l'air de sombres idiots. La musique de fond nous rappelle
les vieilles séries policières américaines des années 70, étonnamment
" cheap " pour un film dirigé par Tsui Hark à la fin des années 80 …
Une fois que l'on a admi qu'il ne fallait pas aller chercher plus loin
que ce qui est à l'écran, on est prêt à apprécier ce film simple et
agréable, où les Américains parlent un anglais pour le moins incompréhensible,
où un jeune Chinois arrêté par la police se retrouve finalement amené
à soulager tout le commissariat de ses problèmes gastriques grâce à
sa connaissance de la médecine chinoise… cette scène est particulièrement
amusante. Est-ce une référence aux talents médicaux de Wong Fei Hung
?… |
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The Master paraissait si mauvais aux yeux de Tsui Hark qu'il ne sortit dans les salles qu'en 1992, après le succès de la série des Il était une fois en Chine : rebaptisé Wong Fei-Hung 92 à l'occasion, tel une version moderne de la série des Wong Fei Hung, ce film est en réalité très éloigné de la légende. Bien que le magasin de Yuen Wah, qui joue le maître de Jie, se nomme Po Chi Lam, il n'y a aucune vraie référence à Wong Fei-Hung lui-même… il y en a davantage à La Fureur du Dragon de Bruce Lee, lorsque les méchants viennent attaquer Jie et ses nouveaux disciples dans le magasin. |
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En
fin de compte, quel est l'intérêt de ce film? Les scènes d'action ne
sont pas mauvaises. The Master contient quelques bonnes
scènes de combat de rue entre Jet Li et les Américains : la chorégraphie
est loin d'être remarquable mais se révèle néanmoins correcte. Le dernier
affrontement contre le chef de l'école d'arts martiaux est plus intéressant,
plus violent et inventif, particulièrement lorsque Jet Li se coince
le pied et se retrouve contraint de se battre avec une seule jambe…
Il est dommage que cette confrontation s'achève si pauvrement. Une explosion
finale maladroitement réalisée n'est pas suffisante pour nous faire
oublier la médiocrité du film dans son ensemble. Ni surtout pour effacer
de nos esprits la mauvaise impression laissée par la performance nullissime
du "bad guy"… il semble évident que cet homme et Jet Li n'étaient pas
fait pour se rencontrer. Leurs styles respectifs ne se complètent jamais
afin de créer une véritable tension stimulante, et le fossé entre leurs
talents d'acteur est trop important pour ne pas nous indisposer. |
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Dans ce film insipide -la mise en scène de Tsui Hark est quasi impossible à détecter, tant elle demeure impersonnelle du début à la fin-, Jet Li essaie autant que possible de maintenir le film à un niveau acceptable. Et sa performance, ainsi que celle de Yuen Wah, est la seule à remarquer ici. Il se montre aussi charmant que d'ordinaire, jouant les innocents étrangers perdus dans un monde hostile et nous offrant les plus amusantes scènes du film : celle du commissariat bien sûr, mais aussi celle où il tente d'apprendre à conduire avec l'aide de Crystal Kwok, une scène qui reste un délice. Sa rapidité et sa fluidité au combat détournent temporairement notre attention du manque d'intérêt de l'ensemble du film… |
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Par CAROLINE
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